Le Compendium
      Albert Balasse

Moteur à vapeur, vertical

Moteur à vapeur, vertical, à  sifflet. Hauteur 24 cm, volant de 6,5 cm. Vers 1910

Le moteur à vapeur transforme l'énergie thermique en énergie mécanique. Il comprend trois parties principales :


Le générateur de vapeur où l'on amène de l'eau à l'ébullition grâce à un petit réchaud à alcool placé dans la base en fonte.






Un cyclindre à double effet dans lequel la vapeur produite pousse un piston dans un sens puis dans l'autre grâce à un système de "distribution à tiroir".






Un ensemble bielle-manivelle qui transforme le mouvement alternatif linéaire du piston en un mouvement circulaire de l'axe solidaire d'une grande roue. Cette roue, que l'on nomme le volant, régularise, par la vitesse qu'elle acquiert, le mouvement de l'ensemble.

Pour assurer la marche du piston dans le cylindre, on amène la vapeur alternativement sur l'une ou l'autre des faces du piston, en ouvrant un chemin à la vapeur du coup précédent vers l'atmosphère. Le dispositif employé est la boîte à distribution que l'on voit, à droite, contre le cylindre et qui est représentée par les Fig. 37 et 38 de la Nouvelle Physique de C. Haraucourt (1909).


La vapeur arrive dans la boîte à distribution placée sur le côté du cylindre par le tube C. Là se trouvent trois lumières : deux d'admission et une d'échappement K. Les deux premières communiquent avec les extrémités du cylindre et l'autre avec l'atmosphère. Une pièce creuse en coquille, appelée tiroir, commandée par une tige T, se déplace devant ces lumières en n'en laissant qu'une, libre, du côté de la boîte à distribution.


La figure 37 représente l'appareil au moment où le piston va être poussé de bas en haut. L'ouverture du bas est libre, la vapeur y pénètre et pousse le piston ; en même temps, la vapeur du coup précédent peut sortir vers le tiroir par la lumière d'échappement K. La figure 38 représente la seconde position du tiroir...

La transformation du mouvement alternatif du piston en mouvement de rotation de l'arbre terminé par le volant est réalisée par un système bielle-manivelle. Accolé à la manivelle, un excentrique réalise la transformation du mouvement de rotation en mouvement alternatif de faible amplitude de la tige T solidaire du tiroir de la boîte à distribution (Fig. 37 et 38) : c'est la machine elle-même qui imprime, au tiroir, son mouvement de va-et-vient.

Animations réalisées avec le logiciel Gickr (gickr.com)

La chaudière est munie d'une soupape de sureté constituée par un levier auquel est assujetti un bouchon cylindrique à base conique. En temps normal (image de gauche) le cône obture un petit orifice, extrémité du canal en communication avec la chaudière. Un contrepoids, fixé à l'extrémité du levier, est calculé pour supporter une pression donnée. Si la pression de la vapeur, dans la chaudière, prend une valeure trop importante, elle pousse le cône et s'échappe...

Près du bouchon de remplissage de la chaudière, le moteur est muni d'un sifflet commandé par une petite manette en bois, de 22 mm de longueur.

Trois moteurs à vapeur verticaux sont proposés par GeP (Georges Péricaud) dans le catalogue de 1922. Les prix vont de 17,50 francs pour le petit modèle, à 65 francs pour le modèle de droite, également représenté sur la couverture en couleur du catalogue, "à chaudière en laiton, soupape à cône rodé, sifflet, foyer tôle noire, bâti fondu avec palier supportant le moteur, volant de 80 mm".

Un autre moteur à vapeur, signé H. West, est visible dans le Compendium. On y parvient en cliquant sur son image, à droite.

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402 / 13 décembre  2021